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L’anarchisme
L'anarchisme suscite, depuis peu, un renouveau d’intérêt. Des ouvrages, des monographies lui sont consacrés. Il n’est pas certain que cet effort livresque soit toujours vraiment efficace. Les traits de l’anarchisme sont difficiles à cerner. Ses maîtres n’ont presque jamais condensé leur pensée en des traités systématiques. Quand, à l’occasion, il en ont fait l’essai, ce n’a été qu’en de minces brochures de propagande et de vulgarisation, où n’en affleurent que des bribes. De plus, il existe bien des sortes d’anarchismes. Et nombre de variations dans la pensée de chacun des plus grands libertaires. Le refus de l’autorité, l’accent mis sur la priorité du jugement individuel, incitent particulièrement les libertaires à «faire profession d’antidogmatisme». «Ne nous faisons pas les chefs d’une nouvelle religion, écrivait Proudhon à Marx ; cette religion fût-elle la religion de la logique, la religion de la raison.» Aussi les vues des libertaires sont-elles plus diverses, plus fluides, plus malaisées à apprécier que celles des socialistes «autoritaires», dont les églises rivales essaient, au moins, d’imposer à leurs zélateurs des canons. Dans une lettre écrite au directeur de la Conciergerie, peu avant d’être envoyé à la guillotine, le terroriste Émile Henry expliquait : «Gardez-vous de croire que l’Anarchie est un dogme, une doctrine inattaquable, indiscutable, vénérée par ses adeptes à l’égal du Coran par les musulmans. Non : la liberté absolue que nous revendiquons développe sans cesse nos idées, les élève vers des horizons nouveaux (au gré des cerveaux des divers individus), et les rejette hors des cadres étroits de toute réglementation et de toute codification. Nous ne sommes pas des “croyants”.» Et le condamné à mort de rejeter l’«aveugle foi» des marxistes français de son temps, «qui croient une chose, parce que Guesde a dit qu’il fallait y croire et qui ont un catéchisme dont ce serait sacrilège de discuter les paragraphes.» En fait, malgré la variété et la richesse de la pensée anarchiste, malgré ses contradictions, malgré ses disputes doctrinales qui tournent d’ailleurs, trop souvent, autour de faux problèmes, nous avons affaire à un ensemble de conceptions assez homogènes. Sans doute existe-t-il, au moins à première vue, des divergences importantes entre l’individualisme anarchiste de Stirner et l’anarchisme sociétaire. Mais, si l’on va au fond des choses, les partisans de la liberté totale et ceux de l’organisation sociale sont moins éloignés les uns des autres qu’ils ne se l’imaginent, et qu’on peut le croire à première vue. L’anarchiste sociétaire est aussi un individualiste. L’anarchiste individualiste pourrait bien être un sociétaire qui n’ose pas dire son nom. Source : Avant-Propos
Capitalism and underdevelopment in Latin America: historical studies of Chile and Brazil
The Spanish-Cuban-American war and the birth of American imperialism, 1895-1902
"This major work by Philip Foner, the well-known historian, has as its chief object the re-definition of the conflict known in the U.S. historiography as the "Spanish-American" war. This very name, in his view, reflects the bias of two generations of historians who relegated Cuba to the passive position of a prize in a struggle between Spain and the United States. It is his contention that the Cuban nation, by virtue of its prolonged and successful rebellion of 1895-1898 (treated in Vol. 1) was a central protagonist of the conflict, its role ending when it was subjected to neocolonial status by the United States. In pursuing this new outlook, Professor Foner studied the sources available in the United States, the rich materials in the Archivo Nacional and the Library of the City Historian in Havana, and enlisted help and documentary evidence furnished by the leading historians and historical institutes of Cuba. These sources have enabled him to deal at length with the occupation and subjugation of Cuba by the United States and reconstruct the story in richer detail and in a more realistic interpretation than has ever been done before. Volume II begins with the war in Cuba after U.S. intervention in 1898 and covers the imposition of U.S. domination of Cuba through the Platt Amendment, which marked the beginning of American neocolonialism"--Back cover.